Jamais remporté un test comparatif
Malgré ses avantages de puissance, l‘Aston n‘a pourtant jamais réussi à s‘imposer à ses concurrentes de Detroit ou Maranello à en juger selon des critères objectifs. Une Ferrari F550 Maranello accélérait plus vite, avec une vitesse maximale supérieure de 36 km/h, et était 20 km/h plus rapide en slalom. Tant et si bien que, lors d’un test comparatif face à la Chevrolet Corvette, la Dodge Viper et la Ferrari F550, l’Aston fut la lanterne rouge, ne parvenant à égaler la Ferrari qu’au chapitre de la carrosserie.
Mais les résultats de tels tests comparatifs laissaient assurément de marbre les acheteurs typiques de Vantage, puisque ni Tom Cruise ni le prince Charles n’aurait donné la préférence à une Corvette au détriment de l’Aston Martin à l’élégance classique. Son cockpit, qui passe pour avoir coûté la vie à au minimum onze bovins scandinaves, fleurait bon le style classique britannique. Tout était fait main, par des maîtres artisans au faîte de leur art, et non en heures, mais en semaines. Même certains éléments de grande série d’origine Ford ou GM ne parvenaient pas à dégrader cette impression de luxe cossu. Tout gentleman digne de ce nom, à condition d’en avoir les moyens, roulait en Aston, et non en Corvette.
Ce n‘est guère à cause d‘un déficit de puissance qu‘une Aston Martin Vantage n’a pas réussi à s’imposer face à une Ferrari 550 Maranello et, malgré tout, les gars de Newport/Pagnell en ont ajouté une louche.
V550 et V600
À partir de 1998, les clients d‘Aston Martin pouvaient ramener leur Vantage à l‘usine pour y bénéficier de la cure de puissance V600. Pour environ 20 000 £, sa cavalerie passait alors à 608 chevaux à 6200 tr/min, le couple, pléthorique, culminant désormais à 813 Nm.